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Le traitement des animaux : Selon les enseignements de l’Islam, causer un quelconque tort ou faire souffrir sans raison les créatures sans défenses et innocentes d’Allah n’est en aucun cas justifié. L’Islam recherche de l’être humain un point de vue positif concernant le fait d’accepter toutes les espèces vivantes à titre de communauté comme nous, être humains, dans leurs droits les plus complets et de ne pas porter de jugement sur elles comme nous poussent à le faire nos valeurs humaines. Allah dit dans le Qour’ane Al Karim (Le Saint Coran) : “Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté.” [1] La prévention de la cruauté physique n’est pas suffisante; la cruauté mentale est tout aussi importante. A travers l’incident relaté dans les lignes suivantes, la détresse émotionnelle d’un oiseau a été traitée aussi sérieusement qu’une blessure physique. “Nous étions en voyage avec le Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui), et il nous laissa un moment. Pendant son absence, nous vîmes un oiseau appelé Hoummara avec ses deux petits; nous prîmes les deux oisillons. La mère tournait autour de nous, battant ses ailes de douleur. Lorsque le Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) revint, il dit : “Qui a blessé les sentiments de cet oiseau en prenant ses deux petits ? Remettez-les où ils étaient.” [2] Le même Compagnon (Radhia Allâhou Anhou) rapporte qu’un homme prit quelques oeufs du nid d’un oiseau. Le Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) les remit dans son nid. [3]
Responsabilité humaine de la préservation de l’espèce animale : L’importance que l’Islam accorde à la gravité de la cruauté envers les animaux est si grande qu’il a déclaré le fait de causer du tort sans raison, même à un moineau ou toute autre créature aussi petite soit-elle, comme un péché auquel le responsable devra y répondre le jour du Jugement. Le Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) raconta aux Compagnons (Radhia Allâhou Anhoum) le récit de la femme pieuse qui fut destinée à l’enfer pour avoir enfermé un chat, ne pas l’avoir nourri, ni l’avoir relâché afin qu’il puisse se nourrir soi-même. [4] L’intérêt de L’Islam pour les animaux va au-delà de la prévention contre la cruauté physique ou encore l’affection à leur égard. Il enjoint l’espèce humaine à prendre la responsabilité de toutes les créatures dans l’esprit d’une philosophie de vie positive et d’être leurs protecteurs actifs. L’histoire de Noé (Nouh) (Alayhis Salâm) au moment du déluge confirme cette position de l’Islam sur la protection des animaux. Allah lui ordonna de prendre avec lui une paire de chaque espèce. “Nous dîmes : Charge (dans l’arche) un couple de chaque espèce...” [5] De la même manière, le Prophète Solomon (Souleymân) (Alayhis Salâm) changea l’itinéraire de son armée pour éviter de piétiner les fourmilières. [6] Ce point de vue concernant les fourmis est confirmé par un Hadith du Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) dans lequel il interdit de tuer quatre sortes d’insectes : “La fourmi, l’abeille, la huppe et l’épervier.” [7] On demanda au Prophète (Paix et Bénédiction sur Lui) si les actes charitables, même envers les animaux étaient récompensés. Il répondit : “Il y a des récompenses pour les actes de charité envers toute bête vivante.” [8] La conclusion de ces deux hadiths authentiques est citée dans le livre de Hadith “Mishkâtoul Masâbîh” : “Une bonne action faite à une bête équivaut à une bonne action faite à un être humain; et un acte de cruauté envers une bête est aussi mauvais qu’un acte semblable envers un être humain.” Et aussi : “L’affection envers les animaux est récompensée dans l’au-delà.” [9] |
(Suite...)
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