La grande Dame Fatima AZ-ZAHRA

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Imaginez le sentiment de Fatima — que Dieu l’agrée —, quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot.

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la Salat. Puis il dit ’Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !’ Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : ’Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah’ ceux qu’il nomma, moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

A une autre occasion, Fatima — qu’Allah l’agrée — était avec le Prophète — paix et bénédictions sur lui — alors qu’il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l’étrangler avec ses propres vêtements. Fatima — qu’Allah l’agrée — cria et appela à l’aide. Abou Bakr — qu’Allah l’agrée — accouru et réussit à libérer le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il implorait alors : ’Tueriez-vous un homme qui dit : ’Mon seigneur est Allah’. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abou Bakr — qu’Allah l’agrée — et commença à le battre jusqu’à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

 

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n’était encore qu’une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l’entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fatima — qu’Allah l’agrée — était témoin, et participait à de telles épreuves.

Bien sûr elle n’était pas la seule. Toute la famille du Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

Leurs maris étaient Utbah et Utaybah, les fils d’Abou Lahab et d’Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C’était principalement à cause d’elle que Khadijah — qu’Allah l’agrée — n’était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d’Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.

 

Comme un signe de déshonneur pour Muhammad — paix et bénédictions sur lui — et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.

Sans aucun doute, Fatima — que Dieu l’agrée — se réjouit d’être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abou Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s’approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s’il répudiait Zaynab, il répondit : ’j’aime profondément et passionnément ma femme, et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’islam.’

Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d’être de retour auprès de leurs chers parents et d’être débarrassées de l’insupportable torture mentale dont elles faisaient l’objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman Ibn Allan, l’un des premiers à avoir accepté l’islam. Ils partirent tous deux pour l’Abyssinie aux côtés des premiers "Muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années.

 

 

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