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La grande Dame Fatima AZ-ZAHRA (suite) |
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Fatima — que Dieu l’agrée — ne revit plus Ruqayyah jusqu’après la mort de sa mère. La persécution du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, de sa famille et de ses compagnons continua et s’aggrava même après l’émigration des premiers "Muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin. Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banou Hashim et Al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fatima — qu’Allah l’agrée — était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés. |
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Khadijah — qu’Allah l’agrée, ’la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadijah — qu’Allah l’agrée, puis ensuite Abou Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fatima — que Dieu l’agrée —, à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin. Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fatima — que Dieu l’agrée — réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler « Umm Abi-ha », la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise. Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ’Ne pleure pas’ dit-il ’ qu’Allah protège ton père’. |
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Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait un profond amour pour Fatima — que Dieu l’agrée —, il dit une fois : ’Quiconque plait à Fatima — que Dieu l’agrée — plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fatima — qu’Allah l’agrée — est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère.’ Il dit aussi : ’Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : * la vierge Marie, * Âsiyâ la femme de Pharaon, * Khadijah — qu’Allah l’agrée — la mère des croyants, * et Fatima — qu’Allah l’agrée — la fille de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —.’
Fatima acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadijah. On donna à Fatima — que Dieu l’agrée — le titre de Az-Zahrâ’, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (`ibâdah). |
(suite)
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