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Nous avons vu dans la première partie de cette série sur les défis de la femme musulmane, les difficultés
qu’elle peut rencontrer lorsqu’elle choisit de porter le voile prescrit dans
l’islam. C’est un des aspects les plus visibles dans la pratique de la
religion. Cependant, il en est d’autres tout aussi important, si ce n’est plus,
qu’on remarque beaucoup moins.
Un des cinq piliers de l’islam est
la prière. Elles sont au nombre de cinq et prescrites à des temps déterminés,
pour l’homme et la femme. Dans les pays non musulmans, il n’y a pas d’appel à
la prière (adhan) permettant de rappeler à chacun ses obligations
religieuses. Il faut alors se référer aux horaires de prière, que l’on trouve
dans un calendrier spécifique, et à sa montre.
Lorsque la femme doit s’absenter de
chez elle (étude, travail, courses, démarches, ...), il est difficile pour elle
de trouver un endroit approprié à la prière. D’une part, les lieux de culte
musulmans sont encore peu nombreux et insuffisamment équipés. Ils ne répondent
pas toujours aux besoins des fidèles, en particulier pour les femmes car tous n’ont
pas l’espace suffisant pour leur en réserver une partie.
D’autre part, la prière requiert un
endroit remplissant certains critères : propreté, pas de représentation
d’êtres vivants, ni de statues et bien évidemment pas de présence d’alcool, ni
de fumée de cigarette. Prier dans la rue est impossible pour elle, à moins
qu’elle ne trouve un endroit propre et reculé et qu’elle prie assise.
En général, la prière accomplie par
les musulmans choque les non musulmans car, ils sont habitués à ce que la
religion fasse partie du domaine privé et caché. Tous ces mouvements, en
particulier, la prosternation, sont une extériorisation de la religion qui
dérange. De plus, la prière ne pouvant être interrompue, cela augmente leur
incompréhension lorsqu’ils s’adressent à une personne priant et ne leur
répondant pas.
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