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LA FEMME EN ISLAM (suite) |
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LES DEFIS DE LA FEMME MUSULMANE EN OCCIDENT Nous avons vu dans la première partie de cette série sur les défis de la femme musulmane, les difficultés qu’elle peut rencontrer lorsqu’elle choisit de porter le voile prescrit dans l’islam. C’est un des aspects les plus visibles dans la pratique de la religion. Cependant, il en est d’autres tout aussi important, si ce n’est plus, qu’on remarque beaucoup moins. Un des cinq piliers de l’islam est la prière. Elles sont au nombre de cinq et prescrites à des temps déterminés, pour l’homme et la femme. Dans les pays non musulmans, il n’y a pas d’appel à la prière (adhan) permettant de rappeler à chacun ses obligations religieuses. Il faut alors se référer aux horaires de prière, que l’on trouve dans un calendrier spécifique, et à sa montre. Lorsque la femme doit s’absenter de chez elle (étude, travail, courses, démarches, ...), il est difficile pour elle de trouver un endroit approprié à la prière. D’une part, les lieux de culte musulmans sont encore peu nombreux et insuffisamment équipés. Ils ne répondent pas toujours aux besoins des fidèles, en particulier pour les femmes car tous n’ont pas l’espace suffisant pour leur en réserver une partie. D’autre part, la prière requiert un endroit remplissant certains critères : propreté, pas de représentation d’êtres vivants, ni de statues et bien évidemment pas de présence d’alcool, ni de fumée de cigarette. Prier dans la rue est impossible pour elle, à moins qu’elle ne trouve un endroit propre et reculé et qu’elle prie assise. En général, la prière accomplie par les musulmans choque les non musulmans car, ils sont habitués à ce que la religion fasse partie du domaine privé et caché. Tous ces mouvements, en particulier, la prosternation, sont une extériorisation de la religion qui dérange. De plus, la prière ne pouvant être interrompue, cela augmente leur incompréhension lorsqu’ils s’adressent à une personne priant et ne leur répondant pas. |
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L’instruction est un droit pour la femme mais également un devoir lorsqu’il s’agit de connaître sa religion. Les structures pour enseigner l’arabe et l’islam sont peu nombreuses et ne parviennent pas à satisfaire la demande. La femme doit s’instruire par elle-même, faire ses recherches, se réunir avec d’autres femmes afin d’acquérir un savoir suffisant. Des femmes instruites dans la religion et capables d’enseigner à ses semblables sont beaucoup trop rares et ce, que ce soit dans des pays dits musulmans ou non musulmans. De plus, acquérir de solides connaissances est d’autant plus important pour la femme car, c’est elle qui a, en grande partie, la charge d’élever ses enfants. Sans de bonnes bases, il lui sera plus difficile de transmettre et d’enseigner la religion à ses enfants. |
(Suite)
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